Entre Deux Verres : Dégustations et Accords Vie Vin

 

Compte Rendu de la dégustation du 16/02/2008

 

Après avoir hésité à nous rendre le week-end dernier au Salon «Mer et Vignes» de

Marcq en Barœul, nous optons finalement pour une dégustation entre amis.

Rendez-vous est donc pris afin de nous retrouver chez moi.

Sont présents : Christian, Christophe, Fabrice et moi-même.

La dégustation se fera autour d’un simple déjeuner (Fromages et Charcuterie)

Les vins sont présentés dans l’ordre de dégustation.

Les commentaires apportés sont une compilation des observations de chacun.

 

Sancerre – Alphonse Mellot – La Moussière 2006 non carafé. 

Alphone Mellot Père & Fils

De couleur or pale, robe assez lumineuse.Le nez s’avère aromatique et élégant, s’ouvrant sur des notes de fleurs blanches, de bourgeon de cassis, d’agrume (citron), de fruits exotiques.

Ce nez rappelle à Christophe celui d’un Muscat sec de Sarda Mallet, dégusté récemment.

L’attaque est franche et nette. La bouche vive et nerveuse. Nous notons un retour, en fin de bouche, sur les agrumes, avec un côté minéral.

Toute proportion gardée, nous trouvons la bouche et la finale un peu «maigres» vis-à-vis des «promesses» du nez.

En conclusion, un vin très typé sauvignon, bien fait, avec des qualités. Mais manquant un peu de complexité. Sans doute à cause de sa jeunesse. Un vin que nous aimerions volontiers dégusté à nouveau dans quelques temps.

 

Vouvray – Huet – Haut-Lieu Sec 2001 non carafé.

Surprise : la robe, jaune orangée, fait plutôt penser à un moelleux qu’à un sec.

Le nez fait également penser à un moelleux, se révélant ouvert et complexe, sur des notes de cire encaustique, de fruits secs (raisin de Corinthe), de pâte de coing. Fabrice y trouve également des notes de pralin et de truffe.

La bouche rappelle qu’il s’agit d’un sec. L’attaque est franche, incisive. Le milieu de bouche est un peu creux et débouche sur une finale très courte avec un retour sur l’acidité.

Nous sommes tous très surpris par cette finale si courte et par le décalage entre le nez et la bouche.

Ce vin a-t-il trop/mal vieilli ou est-il dans une phase ingrate ? Nous n’avons pas su trancher.

Fabrice est partisan de déguster à nouveau ce vin dans quelque temps mais après un long carafage afin d’établir une comparaison.

A noter que j’ai eu l’occasion de déguster ce vin le lendemain soir (bouteille simplement rebouchée), la longueur en finale s’était améliorée.

 

Chassagne-Montrachet Rouge – Vincent Dancer – La Grande Borne 2000 carafé durant 30mn
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Surprise à l’examen visuel : vraiment aucun signe d’évolution. Difficile d’imaginer que ce vin est du millésime 2000, tant il paraît jeune.

La robe est encore très soutenue, de couleur rubis à reflets mauves/violacés.

Le nez est persistant, s’ouvrant sur des arômes élégants de fruits rouges. Des fruits rouges vraiment très présents.

La bouche offre une belle fraîcheur. La matière est fine. Nous retrouvons en bouche les fruits rouges. La finale est, elle aussi, fraîche et persistante.

En conclusion, un bourgogne tout en dentelle, harmonieux, aromatique et sans aucune nuance tertiaire.Une bouteille plébiscitée par tous

 

Côtes du Roussillon – Domaine Gauby – Les Calcinaires 2002 carafé durant 30 minutes.

Nous lui trouvons beaucoup de fraîcheur, d’équilibre. Des fruits mûrs (cerise, cassis ?) 
avec des traces de réglisse.

Le vin est friand, soyeux, nous apparaissant à maturité.Pour tous, un vrai vin de plaisir.

A noter que j’ai eu l’occasion de déguster ce vin le lendemain soir (bouteille simplement rebouchée). Ce vin était toujours aussi friand, même si j’ai pu noter un début de déclin.

 

Bourgueil – Domaine de la Butte – Mi-Pente 2003 carafé durant 30 minutes. Vin Rouge - Domaine de la Butte cuvee Mi Pente 2005 - Millesime 2005 - Bourgueil AOC - Touraine - Loire - France

La robe est rubis, foncée au centre, avec un dégradé jusqu'au bord du disque, laissant apparaître une très légère évolution.

Le nez est ouvert, sur les fruits noirs, à dominante cassis, l'encre (traces d'élevage ?), des notes viandées et animales puis quelques épices douces.

En bouche, la matière est mûre, l'attaque franche et fraîche, et l'on retrouve le cassis, déjà décelé au nez, avec une colonne acide maintenant l'équilibre du vin.

La finale reste fraîche et agréable quoique de longueur et d'intensité moyenne avec un léger retour réglissé.

En conclusion, le rapport qualité/prix me semble plus que correct, (15 euros) : déjà un grand plaisir à la dégustation, un potentiel de garde qui semble évident.

Seul bémol, une longueur simplement correcte, même si le terroir semble bien retranscrit; est-elle due à l'âge des vignes?
Tout de même un bien bon moment en sa compagnie !

A noter que j’ai eu l’occasion de déguster ce vin le lendemain soir (bouteille simplement rebouchée). Ce vin avait gagné en soyeux. Un vrai régal.

 

Rheinhessen – Schmitt Söhne - Beeren Auslese 2004 non carafé. Bouteille de 50 cl.>> Fenster schließen <<

Robe or pâle.Nez ouvert sur le citron confit, le raisin de Corinthe, les agrumes confits.

En bouche, le vin se montre équilibré, fin, frais et digeste. Aucune lourdeur.

A noter que ce vin titre uniquement à 8,5°.

Au moment de passer au vin suivant, Olivier, le frère de Fabrice, arrive chez moi.

Petite discussion entre amis. Le temps passe. Je propose à Olivier de découvrir ce vin allemand. Olivier le hume et nous dit : «On sent bien le litchi !»

Je sers de nouveau une petite rasade du breuvage à chacun et, effectivement, le temps passant, des arômes de litchi sont maintenant bien perceptibles.

Comme nous ne connaissons pas la composition de ce vin, nous imaginons bien volontiers la présence de Gewürztraminer.

Si l’un d’entre vous pouvait nous apporter des précisions sur les vins de cette région, merci d’avance.

Pour répondre à ta question ce vin (image de droite )est issue de vendanges surmuries récoltées tardivement ,provenant de cépages locaux réputés Müller-Thurgau (Rivaner) et de Silvaner du terroir de Rheinessen...on découvre ici toute la précision des vinifications des vins allemands tendus, précis, trés expressifs, aromatiques et digestes à la fois .Didier

 

Sauternes – Rayne-Vigneau 1996  carafé durant quatre heures
CHÂTEAU DE RAYNE VIGNEAU blanc liquoreux 2004, Premier Cru Classé en 1855

Sur l’abricot et la cire encaustique. La bouche est plutôt monolithique. La finale n’est pas vraiment d’une grande longueur.

Nous n’avons pas l’impression d’un vin qui pourra encore se bonifier avec l’âge.

Un vin bon, certes, mais pas transcendant.

 

En conclusion.

«La Grande Borne 2000» s’est révélé le plus beau vin de cette dégustation. Tout en finesse

«Clacinaires 2002» et «Mi-Pente 2003» sont apparus comme des vins offrant beaucoup de plaisirs à la dégustation. Si le premier est sûrement à son apogée, le second a encore de beaux jours devant lui.

«Beeren Auslese 2004» fut également une bien jolie bouteille. Une belle fraîcheur, pour un liquoreux.

«La Moussière 2006» est une jolie bouteille, prometteuse. Laissons lui un peu de temps avant de la redécouvrir.

«Rayne-Vigneau 1996» nous a laissé un peu sur notre faim. Nous attendions mieux.

«Haut-Lieu Sec 2001» nous laisse dubitatif. Nous lui offrirons une seconde chance prochainement.

 

Je tiens à remercier chacun des participants pour la joie et la bonne humeur ayant régné pendant cette dégustation.

Cordialement,

Hervé

Jeu 21 fév 2008 1 commentaire

pourquoi ne  pas déguster à l'aveugle ou pourquoi pas?

Didier - le 22/02/2008 à 12h39