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Bordeaux




Nous avions eu l'idée en Mai dernier,d'une dégustation de vins de Pauillac ,voici les vins de Pontet Canet
 qui dormaient dans vos caves il y a encore quelques temps.Si vous ne les avez pas déjà bus
et si d'autres millésimes viennent compléter cette belle liste nous pourrions envisager
de la faire prochainement, en y ajoutant quelques "Pirates de Pauillac".



Crevette
Pontet Canet 1970

Stéphane
Pontet Canet 1983 

Serge
Pontet Canet 1985

Buz
Pontet Canet 1986 

Didier
Pontet Canet 1996 


Ceux qui n'ont pas de Pontet Canet ou de Cru Classé de Pauilac, pourraient s'occuper
des agapes, par exemple....toute autre idée ou formule est la bienvenue.






...Par Isabelle

 

Bordeaux Rive Gauche

1- Château Petit Bocq 2006 – St Estèphe

Encépagement : 55 % merlot, 43% cabernet sauvignon, 2% cabernet franc

Un nez renfermé qui se tait, et préfère rester dans les coulisses...

La bouche appelle vainement à la cantonade le fruit, mais ne ressort que le brigadier... pour douze coups bien frappés de boisé vanillé lourd, trop dense... trop acide et amer.

Phase ingrate.

 

2- Château Smith Haut Lafitte, Blanc 2000, Pessac Léognan

Encépagement : 90% de Sauvignon blanc, 5% de Sauvignon gris, 5% Sémillon

Senteurs de groseille à maquereau, légèrement épicées mais maquillées par un caractère empyreumatique saillant.
Une retenue en bouche vive, marquée par un boisé dérangeant qui dissimule les doux amers du pomelo, de l'amande et du noyau. Un vin austère, monolithique encore sur l'élevage.

 

3- Château Smith Haut Lafitte, rouge 2004

Encépagement : 55% Cabernet Sauvignon, 35% Merlot, 10% Cabernet-Franc

Agréables parfums d'amande et de caramel (avec hélas quelques esquives boisées), que la bouche reprend et réussit à assortir avec le cassis et la myrtille. Du goût de la noisette fraîche et de l'acidité du cassis naissent amertume et fraîcheur. Rien n'éclipse la présence du boisé...Dommage!

 

4- Château Smith Haut Lafitte, rouge 2001

Un esprit giboyeux, sanguin, aux essences empyreumatiques qui annonce les belles couleurs de ce Pessac. Hélas, la bouche me déçoit, car elle se laisse dominée par une matière trop dense qui ne permet pas la précision aromatique. Le boisé toutefois s'intégre harmonieusement, peut-être parce que la tannicité est très prononcée. Manque de finesse, donc.

 

5- Château Cantelys, rouge, 2003

Encépagement :70 % cabernet sauvignon et 30 % merlot.

Ouverture immédiate de l'éventail de fruits mûrs, de notes de torréfaction et d'épices. La fraise poivrée ressort nettement.
La bouche se regale de fruits confiturés, mais certaines notes végétales la contrarient. Tannicité douce et plaisante, qui permet toutefois de penser à un vin gagné par sa maturité.

 

6- Château Cantelys, Blanc, 2004

Le nez dégage un empyreumatique, qui le rapprocherait de notes d'élevage, l'odeur de noisette et la parfum capiteux d'épices poivrées.

La bouche reprend ces saveurs épicées, et les associe au goût de l'amande. Toutefois, dans l'ensemble, la tenue aromatique reste fluette; trop masquée par les notes boisées. L'acidité est suffisamment vaillante pour permettre un maintien en bouche confortable.

 

7- Amiral de Beychevelle 2004, Saint-Julien

Flaveurs subtiles de fleurs (rose, pivoine), un pue malmenées par le poivre et l'encens.

Une bouche de caractère, tannique et boisée, dotée du goût de froment, de pain grillé et de fruits frais.

 

8-Beychevelle 2001

De très confidentielles notes florales, expressions boisées agréables, un peu grillées et présence du fruit noir cuit (le cassis, mais comme s'il s'agissait de tisane au cassis, très atténué en acidité et très "bourgeon de cassis").

La bouche, sur des tanins vifs, - à l'acidité bienveillante -, évoque les fleurs de thé séchées, les épices et la cerise à l'eau de vie. Finale sur des amers...

 

9- Château Moulin de La Lagune, 2002 Haut-Médoc

Un nez timide, renfermé, qui développe des odeurs de pommade.

la bouche est simple, trop simple : teneur sapide orientée vers la cerise kirschée et l'amaretto, et c'est tout!, collée à une expression tannique devenue inerte. Un vin, qui selon les contextes, pourrait néanmoins convenir, parce qu'à défaut d'ambition, il est sympathique.

 

10- La Lagune 2000

Un bouquet profond, épanoui de capiteuses et envoutantes senteurs florales et d'encens. On lui respire aussi l'orange confite.
La bouche offre un boisé bien fondu et tout en élégance pour supporter les piliers d'une architecture aromatique doucereuse, de la cerise kirschée, et du parfum sucré des caramels, encadrant une finale aux allonges infinies des nefs de cathédrale.

 

Bordeaux Rive Droite

11- Château La Marzelle, 2005 St-Emilion

Encépagement : 84% Merlot, 16% Cabernet Franc

Olfaction gourmande et alléchante de saveurs de fruits frais et du clou de girofle. Mais tant en bouche qu'au nez, le vin semble s'être placé dans l'âtre de la cheminée.

 

12- Château La Marzelle 2001

Expression de fruits frais et de notes grillées un peu éteinte, quelque peu repliée sur elle-même.

Souplesse de bouche garantie par des tanins bien digérés, arômes de pâte de fruits au cassis qui transcendent progressivement des amers de fruits noirs très frais puis d'amande.

 

13- Château Prieuré La Marzelle, 2004

Echappées olfactives d'un grilloir, puis de noisettes caramélisées, qui vont confirmer un boisé encore trop intense. Toutefois appétissantes touches de réglisse et de frangipane, et puissance tannique rassurante sur le potentiel.

 

14- Château Perron La Fleur, 2005 Lalande de Pomerol

Encépagement : 100% merlot

Effluves agréables de cassis frais, de sous-bois et d'écorce. La bouche combine acidité et bonne tannicité (le boisé reste bien présent). Elle délivre des amertumes douceâtres de la frangipane, et du fruit. La suavité du merlot et l'expression de fruits frais assez net en font un vin d'une fine gourmétise.

 

15- Angélus 2004 Saint-Emilion 1er GCC

Curieusement, un nez assez rétif, timide. Il faut débusquer le fruit, en revanche que le boisé fait son apparition.

La bouche est attrayante car elle joue sur des registres boisés qui se teintent de fruits frais, certes d'une fougueuse et rapide apparition, comme la fraise et le cassis, se montre vivifiante et s'étale langoureusement...

... mais paresseusement! Sa gourmandise perd de sa consistance assez rapidement. C'est du grandiose qui cherche à se mettre en place, comme les derniers accords des instruments avant l'attaque de la Neuvième.

 

16- Angélus 2003

Les expressions boisées, comme pour le précédent, ont l'heur d'être celles raffinées et subtiles du mûrier et du groseillier. Odeur de corn flakes également, de froment ou de sarrasin.

La bouche est de tenue particulièrement agréable, souple mais structurée par une présence tannique à la fois ferme et placide, d'une matière riche, précise en saveurs (fraise, sève, muscade), mais confrontée en finale par les amertumes d'un balsamique. Vin magnifique...

 

17- Château Figeac, 2004 1er GCC, St-Emilion

Encépagement : 40% Merlot, 35% Cabernet Franc, 35% Cabernet Sauvignon

Nez étonnant de banane (bien mûre, - camphre léger), et de thym grillé.

La bouche est tendue et se finit sur des amers de zeste d''orange. L'aspect camphré s'articule en bouche autour d'impression de graphite, qui apporte une typicité minérale, et plus globalement le plaisir d'un vin racé et élégant.

 

18-Château Figeac, 2001

Délivrance d'arômes de rose fanée, de cerise confite, de noisettine au chocolat, par ses côtés grillés et taostés, repris à l'exactitude en bouche. Tenue remarquable qui permet d'appuyer des flaveurs kirschées, et finale qui se clôt sur l'orange confite (et figues sèches?). Harmonieuse expression de boisé fin et de tanins lisses, aux contours puissants d'une sanguinité animale qui étaie ce vin de caractère.

 

19- Château Bellevue-Gazin, 2005 1ères Côtes de Blaye

Encépagement 67% Merlot, 10% Malbec, 10% Cabernet Sauvignon

Nez fruité enveloppé de douces fourrures. Séducteur, donc.

La bouche confirme une animalité bien présente, une marinade viandée de fruits cuits bien digestes, dans laquelle les tanins cherchent à se fondre. Une promenade encore trop boisée, mais agréable.

 

20- Château Bellevue-Gazin, 2003

Nez sirupeux, qui laisse se soustraire du verre le fruit bien mûr et chaleureux.

Bouche parfaitement équilibrée, maturité des tanins et alcool très souple. Le fruit, d'abord en embuscade, se met sur le devant de la scène pour dompter un léger balsamique, et se livre à la curée de notes animales.

Vin très plaisant.

 

Le vin que j’ai préféré serait le Figeac 2001. Angélus a semblé avoir souffert des conditions de dégustation et n’a pas répondu à nos attentes.

Globalement, les vins se goûtaient trop jeunes, bien marqués par le boisé. Le millésime 2001 reste très convaincant à côté du 2004.

 
Nouvelle édition, par Franck Dubourdieu

Un excellent cadeau de dernière minute que ce guide des Grands Bordeaux, fraîchement réédité chez Mollat. L’auteur de ce guide, Franck Dubourdieu, goûte quotidiennement des dizaines d’échantillons dans son bureau de Bordeaux. Farouchement indépendant, il nous livre en toute liberté ses notations (sur 100) d’une gamme exhaustive de Bordeaux rouges et blancs qui couvre … plus de 100 millésimes. Sachez-le, en tant qu’ardent défenseur du terroir, Franck Dubourdieu se place en adversaire farouche des cuvées body-buildées, victimes de l’excès de bois neuf, de la sur-extraction et de la surmaturité des raisins. Intéressant également : la notation des seconds vins des grands domaines, parfois difficiles à distinguer du premier vin. Simple, clair et facile d’utilisation, ce guide se révèlera diablement utile aux amateurs car il comporte également une présentation synthétique des millésimes de 1945 à 2004 et des conseils sur les dates d’apogée des vins.
C’est certain, ce guide des Grands Bordeaux fera un cadeau bien précieux à qui vous l’offrirez !

Les Grands Bordeaux, de 1899 à nos jours : notations et longévité
Franck Dubourdieu – Editions Mollat – 12€


Pour accéder au site de Franck Dubourdieu, cliquez ici



Château Mouton Rothschild
 

Les flacons de Château Mouton Rothschild, ornés d'une étiquette commandée chaque année à un artiste différent, s'inscrivent actuellement à la hausse, même dans les millésimes jugés intermédiaires. Ainsi, les bouteilles millésimées 1988 (étiquette Keith Haring) ont été récemment adjugées 218€(+26%). Année mythique, Mouton Rothschild 1986 (noté 100/100 par Parker) a quant à lui atteint 708€ (+10%).
Afficionados de ce premier cru classé de Bordeaux ou collectionneurs d'étiquette : le succès est au rendez-vous pour ce premier cru classé de Bordeaux.



Pour consulter une cote, cliquez ici




 Champagne Henriot Millésimé 1996 (bouteille)

Deux grandes institutions de Champagne, deux styles, deux réussites : les Maisons Henriot et Drappier sont aujourd'hui réunies pour votre seul plaisir et le choix sera difficile… Pinot Noir ou Chardonnay ? Pureté ou vinosité ? Minéralité ou complexité ? Et pourquoi pas tout cela à la fois !

iDealwine a décidé de vous gâter pour les fêtes avec cette offre vraiment savoureuse : deux cuvées de chez Drappier, un pur Chardonnay et un 100% Pinot Noir non dosé dont vous connaissez l'élégance... Et aussi, deux Champagnes signés Henriot : un millésimé 1996 aussi complexe que raffiné. Pour finir, un must de la Maison : Les Enchanteleurs 1995, salué par Bettane&Desseauve comme « l’une des meilleures cuvées de prestige du marché »* !



En savoir plus sur ce vin...

Champagne Henriot Millésimé 1996 (bouteille)
La proportion élevée de Grands Crus de Chardonnay par rapport à la moyenne de l’appellation (48% pour 52% de Pinot Noir) fait de cette cuvée un Champagne complexe et raffiné aux arômes frais et délicats. La robe or soutenu abrite des bulles très fines et laisse place à un vin vineux dans toute sa richesse. Au nez, c'est une explosion d'arômes qui s'offre à nous avec des notes fines et délicates de fleurs jaunes, de fruits blancs compotés, de vanille et de poivre blanc auxquelles succèdent des arômes de miel, de zestes d'agrumes et d'ananas confits. Cette complexité se confirme en bouche avec une attaque ronde et souple et des bulles très fines, désaltérantes. Les saveurs de fruits confits et exotiques s'harmonisent parfaitement avec une acidité désaltérante et une grande longueur qui s'évanouit sur la vanille. L’expression parfaite de la rencontre d’une grande année et de l’élégance typique du style Henriot.

Champagne Henriot Millésimé 1996 (bouteille)
36,90€ au lieu de 41 € soit (-10%)
Commande à l'unité




Champagne Drappier Brut Nature Pinot Noir (bouteille)

Deux grandes institutions de Champagne, deux styles, deux réussites : les Maisons Henriot et Drappier sont aujourd'hui réunies pour votre seul plaisir et le choix sera difficile… Pinot Noir ou Chardonnay ? Pureté ou vinosité ? Minéralité ou complexité ? Et pourquoi pas tout cela à la fois !

iDealwine a décidé de vous gâter pour les fêtes avec cette offre vraiment savoureuse : deux cuvées de chez Drappier, un pur Chardonnay et un 100% Pinot Noir non dosé dont vous connaissez l'élégance... Et aussi, deux Champagnes signés Henriot : un millésimé 1996 aussi complexe que raffiné. Pour finir, un must de la Maison : Les Enchanteleurs 1995, salué par Bettane&Desseauve comme « l’une des meilleures cuvées de prestige du marché »* !



En savoir plus sur ce vin...

Champagne Drappier Brut Nature Pinot Noir (bouteille)
Parfaite illustration du style pur et droit de Drappier, cette cuvée non dosée (pas de liqueur de tirage lors du dosage) excelle dans la minéralité et la fraîcheur. Un summum d'élégance et de légèreté sans aucune aspérité. Le nez de pêche de vigne, intense et frais, tend vers les fruits rouges, tandis que la bouche, à l'attaque franche et précise, réunit des arômes de coing, de cassis et de pain d'épices. Un savant mélange de saveurs qui explosent en bouche, le tout de façon magistralement ordonnée. La finale tranchante et vive permet de finir en beauté. Un très grand Champagne, une leçon de ce que peut donner le meilleur du Pinot Noir quand il est si bien exécuté.

Champagne Drappier Brut Nature Pinot Noir (bouteille)
19,90€ au lieu de 24,50€ soit (-20%)
Commande à l'unité
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Une série absolument unique de millésimes et de formats de Château Haut-Brion est actuellement réunie sur iDealwine : bouteilles et magnums bien sûr, mais aussi double-magnums, jéroboams et, plus rares encore, de majestueuses impériales. Retour sur un vin légendaire.

Fondé en 1553 par Jean de Pontac, Château Haut-Brion appartient depuis 1935 à la famille américaine Dillon. Premier domaine du bordelais à se faire reconnaître, à une époque où la plupart des vins étaient vendus de manière anonyme, Haut-Brion fut également pionnier dans certaines techniques de vinifications, aujourd’hui devenues incontournables, comme le vieillissement en fût de chêne. Autant de raisons qui, outre l’excellence du vin, motivèrent la nomination du château au rang de Premier Grand Cru en 1855. Seul vignoble de Graves à jouir de cette illustre position, Haut-Brion a toujours veillé à en conserver le mérite, en vertu d’une qualité de production incroyablement régulière. En effet, le vin s’avère remarquablement fin et velouté, offrant aux amateurs ses légendaires arômes de cassis mûr et de minéral. Plus précoce que d’autres Premiers Crus, il est à juste titre très apprécié pour son accessibilité gustative. Le domaine produit également - quoique en infime quantité - un des meilleurs vins blancs secs du monde.

Une régularité exemplaire
Même si le fossé tend à s’amoindrir depuis le millésime 1995, Haut-Brion reste le meilleur rapport qualité/prix parmi les Premiers Crus du Bordelais : sa précocité entraînant un potentiel de garde légèrement moins important que ses voisins du Médoc, il constitue en réalité un vin de consommation plus que d’investissement. Seuls les millésimes 1961 et 1989 peuvent s’inscrire dans cette dernière catégorie, ces deux années cumulant des facteurs favorables à la flambée des cours : une production réduite associée à une qualité exceptionnelle. Si les 1986, 1985 et 1975 sont encore très intéressants, on n’oubliera pas non plus les années à la mauvaise réputation, comme 1987, 1993 ou 1994, qui se négocient à des niveaux de prix très attractifs alors que, c’est bien connu : il n’existe pas de petit millésime à Haut-Brion !


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