Partager l'article ! Le Château Romanin en Baux de Provence… fruit de la Terre, du Soleil et de la Lune: La voie romaine « Via Aurélia » nous cond ...
La voie romaine « Via Aurélia » nous conduit au cœur du massif des Alpilles vers le temple de Romanin…
…longue excursion à l’évolution progressive et au décor majestueux à travers les 230 ha du domaine composé de micro parcelles où l’on cultive l’olivier 4ha, l’amandier 1,5ha,
et la vigne 55,5ha ( 51,5ha en rouge et 4ha en blanc) sur des secteurs de choix aux sols caillouteux, profonds, argilo-calcaires ou constitués de colluvions reposant sur des alluvions et des sols sableux, caillouteux à bon drainage naturel :
Au Sud sur des vignes en terrasses et coteaux situées sur les premières pentes des Alpilles, et au Nord de la propriété sur des vignes situées sur la parie plate du domaine et enclavées dans la forêt … le tout majestueusement dominé par le soleil et les Alpilles, le feu, la terre … le minéral et le végétal… comme partie d’un tout indissociable :
Les vignes sont composées de 18ha plantés entre 1961 et 1981 à 4000 pieds /ha de densité et 37,5ha plantés entre 1989 et 2005 à 4400 pieds/ha. Sur les cépages Syrah (27,9%) Grenache rouge (21%) Cabernet Sauvignon (19,9%) Mourvèdre (13,8%) Counoise (8,7%) Carignan (5,8%) Cinsault (2,9%) en rouge, et Rolle en Blanc, les vignes d‘Ugny Blanc arrachées il y a deux ans, sont replantées en Roussanne et à terme en Grenache Blanc. Le vignoble est en biodynamie depuis 1989, sur l’ensemble du vignoble, cette méthode a pour fondement le respect des cycles et des équilibres naturels de la plante : travail du sol, enherbement naturel hivernal, enfouissement de compost naturel et de l’herbe au printemps, pulvérisation de préparations naturelles au cours de la période végétative pour combattre les maladies, améliorer la floraison ou la maturation des raisins. Les préparations et le compost sont appliqués sur le vignoble en fonction du calendrier lunaire, le château Romanin a les labels DEMETER et BIODYVIN, le contrôle du cahier des charges est fait par ECOCERT.
Au pied et au cœur des Alpilles, taillé même dans sa roche, le caveau de réception et la Cave Cathédrale s’incrustent en temple imposant et solennel au pied des ruines du Château Romanin .
En poussant la lourde porte surmontée des symboles d’énergie : la Terre, la Lune et le Soleil, nous entrons dans le caveau… nous sommes désormais certains qu’ici on fait du vin, cela se sent… certes avec des convictions, des certitudes mais également avec des moyens pour exploiter au mieux les magnifiques terroirs des Baux de Provence., sous la Direction de Pascal Fraychet et le conseil de L'Oenologue Bordelais Denis Dubourdieu.
En poussant la lourde porte surmontée des symboles d’énergie : la Terre, la Lune et le Soleil, nous entrons dans le caveau… nous sommes désormais certains qu’ici on fait du vin, cela se sent… certes avec des convictions, des certitudes mais également avec des moyens pour exploiter au mieux les magnifiques terroirs des Baux de Provence.
Nous sommes reçus par Catherine Bernard qui nous oriente vers une salle de projection pour la vidéo d’accueil… sur l’histoire du Domaine…
Puis nous nous dirigeons vers la cave Cathédrale et les caves d’élevage… splendeur architecturale encastrée dans la roche, hommage vibrant au minéral et au cœur de la roche mère dans la quelle la cave est taillée.
Une cave surchargée d’une symbolique Cosmique et Tellurique… répétée et omniprésente, où les fûts reposent dans la plus grande paix souhaitable… mais dans une ambiance lourde de sens et d’évocation…
la peine et le plaisir supplantées par les énergies toutes puissantes… qu’il paraît ici important d’évoquer en décorum.
La batterie des cuves Inox témoigne encore des moyens énormes mis à disposition depuis 2006 par Jean-Louis Charmolüe pour tendre toujours vers le maximum de qualité dans la recherche du fruit, de la finesse et de l’élégance.
Sur chaque cuve le nom d’une planète : Pluton, Mercure, l’œil solaire… vertus symboliques aux confins du Sacré
C’est bien la somme de détails, de volontés et de persévérances qui mène au meilleur… le meilleur est le plaisir du vin, celui de le faire naître, celui de l’élever et celui de le déguster en partage ou en offrande… mettre en valeur le fruit de la terre en évoquant les forces qui l’entourent et le régissent est une démarche qui convainc l’initié rend admiratif le béat, mais peut dérouter l’hédoniste et l’amateur de passage qui ne fait que prendre le plaisir du Vin…
De retour au caveau, impressionné par les installations chargées de sens, j’attends de l’être par la gamme des vins du Domaine reconnus pour leur qualité et souvent primés : 2 * au B&D 2011, Domaine incontournable pour La RVF…
Le Mas de Romanin IGP Rosé 2010 . Agrumes, petits fruits rouges, fraîcheur et forte acidité
Château Romanin Rosé AOC Les Baux de Provence 2010Grenache 30%, Counoise 30%,Mourvèdre 30%,Syrah 10%, Nez de fruits secs, légèrement grillés, la bouche est dotée d’une acidité fraîche et constituante, structure ni tannique ni austère, finale sur la rondeur fruitée, bel équilibre.
Château Romanin Blanc IGP Vin de Pays des Alpilles 2010. 100% Rolle. Foulage, travail par gravité, macération courte, pressurage léger, fermentation du seul jus, fermentation alcoolique en cuve inox, blocage des FM , élevage sur lies fines de 6 mois en cuve. . Vendanges manuelles. Le caractère et la réputation de ce vin sont réels. Sa robe brillante aux reflets verts , son nez développant des notes d’amande fraîche et d’agrumes est à la fois précis et charmeur, la bouche parle également de fraîcheur avec élégance et surtout une touche de complexité laissant poindre un gras dans un équilibre serein… beau vin.
Le Mas de Romanin Vin de Pays des Alpilles 2010. Nez de cerise mûre voire cuite. Bouche fraîche et puissante, finale aux accents de fruits très mûrs.
La Chapelle de Romanin AOC Les Baux de Provence 2008. Issu des cépages Cabernet Sauvignon, Mourvèdre, Grenache, Syrah. Rendement 31hl /ha. Vendanges manuelles. Raisins triés, puis éraflés, et foulés, élevage en cuve inox. Vin fruité et plaisant, nez de fruits noirs aux accents floraux, notes un peu cuites à l’aération, (certainement dues à une bouteille ouverte depuis un moment !) La bouche est fraîche et fruitée, les tannins sont souples l’ensemble est gouleyant.
Château Romanin Rouge AOC Les Baux de Provence 2007. Issu des cépages Grenache, Syrah, Cabernet Sauvignon, Mourvèdre, sur des sols profonds et de bonne porosité , caillouteux , sablo limono argileux, en contrefort des Alpilles. Vendanges manuelles. Raisins triés sur table puis éraflés et foulés, macération de 20 jours en cuve inox puis en cuves bois puis élevage 6 mois en cave cathédrale... Nez très expressif, palette aromatique charmeuse, sur la densité des fruits noirs, et notes sudistes épicées, structure charnue à l’entame puis dotée d’une grande élégance sur des tannins enveloppants, belle longueur sur la réglisse.
Château Romanin Rouge AOC Les Baux de Provence 2005. Millésime de splendeur et de garde plus courte, vin développant des notes de réduction animales marquées qui aurait nécessité un carafage préalable au service, pour dévoiler avec plus d’évidence un fruité évoquant des notes épicées et serrées, la bouche dominée par un élevage qui masque le fruit, donne des notes asséchantes en finale… ce vin a atteint sa maturité ou ne se déguste pas bien à ce stade… à revoir donc.
Le Cœur de Romanin rouge AOC Les Baux de Provence 2004. Issu des cépages Syrah, Mourvèdre, Cabernet sauvignon, et Grenache sur des vignes de 11 à 43 ans provenant de la « parcelle du milieu » parcelle emblématique du domaine, qualifiée de lumineuse et aérienne qui constitue indéniablement « le cœur du vignoble » vinification identique avec macération de 3 semaines pour le CS, jusqu’à 1 mois pour la Syrah et le Mourvèdre. Elevage de 24 mois dont 6 mois en barrique neuve, en foudre de 6 mois en barriques d’un vin, et en cave Cathédrale.. La première bouteille servie, aux arômes cuits et à la bouche alcooleuse fût remplacée par une bouteille ouverte pour la circonstance… Belle robe rubis foncée et profonde, le nez dominé par le cuir et les notes animales dérangeantes aurait également nécessité un carafage pour laisser s’échapper ces notes de réduction et d’enfermement pour dévoiler une splendeur fruitée de cerise confite, à la fraîcheur poivrée, mentholée, emplie d’énergie. La bouche garde un caractère sauvage et masculin pas encore dompté par plus de 7 ans de garde… dont l’élevage devra se fondre, mais la structure riche et concentrée donne un beau jus, c’est indéniable !