Contour de Deponcins Viognier 2006 Domaine Villard

Mises en bouche:
Sucette de foie gras aux pommes granny. Soupe glacée de fraise à l’espuma de violette
Ananas rôti aux épices et tartare de langoustine

Cinq vins plus marqués par l’austérité, la minéralité, la tension : Quatre "Grillet" et un "Condrieu"


Grillet 1999 & Grillet 1990

1ère entrée : Iles flottantes aux asperges, verrine de carottes à l’orange confite.

Grillet 1996 & Grillet 1985

2ème entrée : carpaccio de saint jacques sur un lit de gelée d’huîtres au céleri.

Condrieu  Coteau de Vernon 1983 Domaine Georges Vernay

Six vins plus marqués par la richesse, et leur relative rondeur : Quatre "Grillet"et deux "Condrieu"

Grillet 1994 & 1997

Bar à l’unilatéral, coulis de morille à l’encre de seiche

Grillet 1995 & 2001

Pomme de ris de veau aux et citron confit.

Condrieu la Dorianne 1999 Domaine Guigal 
 

Brillat-Savarin moulé à la louche: contisé de truffe.

Condrieu La Dorianne 2005 Domaine Guigal

Mascarpone de pistache sur  lit de fraise



                                                Les Photos sont de Jean

Trop appliqué à servir les vins, à savourer les plats d'Isabelle et à me nourrir des paroles des invités avec bonheur, je n'ai pas pris de notes, je vous livre ici mon impression d'ensemble:

                                                   Génialissime !!!!!!!!!!

Des échanges riches, nourris de nos passions partagées avec simplicité et conviction...
Une ambiance conviviale comme il se doit pour parler de mets et vins entre joyeux convives ... Des débats studieux aux propos argumentés par l'expérience de chacun...
et à l'origine de tout cela :
Des accords justes qui récompensent une préparation et un travail de recherche remarquable de la part d'Isabelle.

Contour de Deponcins Villard 2006 est un vin d’entame aromatique et charmeur, d’une belle franchise sur un nez d’abricot ; la fraîcheur en bouche équilibre sa jeune rondeur. Son harmonie avec la sucette de foie gras est un poème de bouche.

Château Grillet est un vin d'initié, qu'il faut aller chercher, il ne se livre pas facilement mais l'attention qu'on lui porte est récompensée par une finesse, une tension et une complexité rarement égalée, si ce n'est peut-être par les grands Riesling.
Une insolente jeunesse...une droiture, une tension fine et une austérité au service du vin ...des robes d'une clarté constante ... et une classe folle! …sont les atouts majeurs de ce vin rare.

Le 1999 est un vin doté d'une belle acidité, et d'une bouche marquante par la matière, où la pureté ressort avec évidence. Ce vin a un très beau potentiel.
Le 1990 est la « quintessence de Grillet » à la fois délicat, subtil et doté d'une puissance en finale, envoutante. La bouche a un beau gras et l'ensemble une très belle maturité ; la longueur est évidente et la classe qu’il dégage le rend inoubliable. La verrine de carottes à l’orange confite se mariait très bien avec la maturité et la finale du Grillet 1990



Le 1996 fidèle au millésime est marqué par une minéralité tout d'abord superbe au nez puis une acidité fine sur l’abricot sec et une constance en bouche linéaire et tranchante. L’accord sur le carpaccio de saint jacques, la gelée d’huitre et le céleri, restera pour moi un souvenir de bouche magnifique… merci Isabelle
Le 1985 est mon préféré s'il en faut un !... robe un peu plus jaune que les autres, notes légèrement grillées réduites puis iodées à l’aération, une bouche d'une belle complexité et une maturité juste qui donne en entame une impression de rondeur, de suite reprise par une tension et une austérité en finale sur la longueur. C’est un vin intime, qui se chuchote comme  une confidence amoureuse !



Placé en intermède entre les deux séries le Coteau de Vernon 1983 a une robe évoluée, dorée et brillante, Vernon a la rondeur et la richesse requise des vins issus de vendanges plus tardives tout en étant sec et tendu en finale, une superbe complexité.



Le 1994 et le 1997 marquent l’entrée dans la série des « Grillet relativement plus riches » … si la richesse n’a pas été démontrée réellement car la minéralité et la tension priment toujours ! J’ai trouvé ici les deux vins les plus sudistes de la soirée sur des notes fines de fruits blancs et d’abricot ; une belle matière en bouche et un gras certain surtout sur le 1994. Le 1997 à table, comme à l’ouverture avait cette ressemblance évidente avec un Hermitage, au niveau de sa texture plus épaisse, son austérité très Marsanne et une puissance en finale bien marquée. Cette bouteille a peut-être moins la distinction classique de Grillet, mais un caractère bien trempé.

La texture fondante du bar et la minéralité fine de Grillet donnent une harmonie de bouche saisissante.



Le 1995 a suscité des interrogations à l’ouverture, marqué par l’oxydoréduction je ne l’avais pas jugé présentable au regard du thème, malgré sa capacité intrinsèque indiscutable… Isabelle trouva dans ces notes d’oxydation fine une occasion extraordinaire de séduire sur ce côté atypique les amateurs de vins non ouillés …. Et la séduction a opéré à merveille ! le vin à table, tout en gardant ses caractéristiques propres, gagna en acidité fine et en minéralité magnifiée d’une belle persistance en finale.
Le 2001 à la robe claire et limpide est peut-être le plus éloquent de la série, sur de beaux agrumes, la bouche est à la fois tranchante et charmeuse, les agrumes, citron pamplemousse accentuent la dimension tendue de ce vin qui a une grande complexité, et la puissance de la jeunesse éternelle.

Le fondant de la pomme de ris de veau fût piqué au vif par le côté tranchant du 2001, les agrumes et le citron accompagnent la dimension tendue du vin.




Isabelle Canet-Baratin vinifie Grillet avec un élevage partiel de bois neuf et l’intention de ne pas marquer les vins « …pas de décoction de bois chez Grillet…» Par contre, les deux bouteilles qui suivent : Dorianne 1999 et 2005 de Guigal s’opposent à Grillet par le style : vins élevés huit mois intégralement en fûts neufs ; ils se sont montrés ce soir opulents, assez riches mais surtout d’une austérité forte ( pour moi pas assez au service du vin ! ) et marqués par l’élevage… c’est Too Much, maquillé et presque insolent surtout pour le 2005 qui a gardé un gras presque écœurant, par contre ce sont des vins de caractère, d’une belle longueur et d’une saveur imprégnante… ils ont peut-être le seul tort de passer après Grillet ce qui les handicape certainement…

Le mascarpone de pistache sur lit de fraise était un tel délice que je l’ai avant tout  apprécié pour lui même !



Merci à tous les convives... pour leurs propos passionnés leurs remarques argumentées et leurs confidences.

 

 


Retour à l'accueil

Recherche

Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés