Libres propos...

En hommage à nos aînés qui ne buvaient pas tous que du bon et pour cause !... et à Dalida star du Scopitone 

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Vaillants petits soldats d'aujourd'hui terminons l'année 2010 par ce jour le plus long de l'année... Gardons en mémoire les sacrifices passés pour mieux apprécier les grandes richesses du présent.

La crise est le mal annoncé du moment... la morosité ambiante véhicule peurs et angoisses... loin cependant de celles de nos aînés !

L'effort demandé à tous est devenu un Devoir National... l'avenir jamais autant chargé d'espoir est un investissement trompeur... comme si on voulait nous faire oublier de vivre le présent, d'en profiter et d'en partager le meilleur.

Gardons en tête cette photo et son commentaire de Jacques Prévert, chargé d'optimisme et de savoir vivre.

jacques-prevert-1955 "Soyons heureux, ne serait-ce que pour montrer l'exemple"

Je ne sais pas si le verre de Jacques Prévert visionnaire s'il en est est un Spiegelau ou un Riedel, et peu importe... mais si j'étais "serveur d'un jour pour poète humaniste" sur cette terrasse Parisienne j'aurais beaucoup de plaisir à lui servir mes meilleures quilles de l'année 2010 et à partager du bonheur :

Champagne Clos des Goisses 2000 Domaine Philiponnat

Champagne Jacquesson Avize Grand Cru 1995 

Château Grillet 1990

Pouilly-Fumé Les Silex 1997 Didier Dagueneau

Puligny Montrachet Les Enseignères 2006 Jean François Coche Dury 

Barolo Mondoca Di Busia Fratelli Oderro La Mora 2000

Pommard 1er cru Clos des Epeneaux Domaine Comte Armand 2000 

St Emilion Château Cheval Blanc 1970

Saumur-Champigny Clos Rougeard Le Bourg 2001

Hermitage Jean-Louis Chave 1995

Quarts de Chaume Domaine des Baumard 1967

Moi

Nul doute que nous serions heureux...

 

« Le repas gastronomique français » au patrimoine de l’humanité: une chance pour les vins.

La gastronomie d’un pays au patrimoine de l’humanité, une première à l’Unesco

Grand jour en effet pour la gastronomie française qui obtient l’inscription au patrimoine de l’humanité le 16 novembre 2010! 

Accord mets-vins, l’accord parfait

Le Monde.fr insiste bien sur le fait que, selon le comité de l’Unesco, « la gastronomie française relève d’une « pratique sociale coutumière destinée à célébrer les moments les plus importants de la vie des individus et des groupes ». Repère identitaire, le repas à la française est séquencé – entrées, plats, fromages, desserts –, servi à table, avec une adéquation entre mets et vins d’une grande diversité et une présentation soignée. »

La gastronomie récompensée, une chance pour les vins

Voilà donc en particulier l’accord des mets et des vins élevé au rang de patrimoine culturel immatériel de l’humanité par le comité de l’Unesco. Cette reconnaissance de la valeur culturelle du vin et de son rôle essentiel dans notre gastronomie est importante à l’heure où les attaques contre le vin ne cessent de se répéter.

Les Climats de Bourgogne candidats au patrimoine de l’humanité

Prochaine étape dans la reconnaissance de cette valeur culturelle pourrait être, après le classement de Saint Emilion dans le bordelais, le classement au patrimoine de l’humanité des Climats de Bourgogne. En effet, les climats de Bourgogne ont non seulement façonné les paysages mais aussi les vins de Bourgogne. Cette mosaïque unique au monde de clos et de lieux dit, qui sont autant de terroirs et d’histoire, mérite elle aussi de concourir pour obtenir peut-être cette reconnaissance de l’Unesco.

Pour étayer mes propos de la dernière dégustation des "Meursault" et notamment celle du 1er cru les Charmes du Domainne  Mikulski, voici l'histoire et l'avenir de cette magnifique appellation selon Laurent Gotti ( Bourgogne aujourd'hui) et Patrick Essa (dégustateurs.com)

"...Voilà une question sensible qui émerge sous la plume de Laurent Gotti dans le dernier numéro de Bourgogne Aujourd'hui que je vous recommande. Plusieurs éléments expliquent ceci alors qu'incontestablement les climats Perrières dessous, Charmes dessus et Genevrières dessus méritent largement ce classement..."

  • Les négociants largement propriétaires dans la Côte de Beaune et s'y approvisionnant ne souhaitaient pas payer au prix fort tous les vins de grande qualité. Ils valaient mieux pour eux "positionner" Montrachet et ses satellites en grands crus et Meursault en "premiers crus". Cela créait une hiérarchie commerciale acceptable : peu de grands crus et beaucoup de premiers crus.D'autant que la montagne de Corton ( beaucoup de grands crus blancs et rouges ) lui appartenait largement. Les acteurs de la création des AOC au début des années trente ont enterriné une partie des souhaits  de Charles Bouchard et du négoce en définissant des classes "invisibles" au sein de crus visibles voulus par les vignerons...on a ménagé la chèvre et le chou.
  • L'existence dans cette commune importante de trois syndicats de vignerons aux opinions diverses au moment du classement des grands crus. Il semble nettement qu'ils n'aient pas réussi à s'entendre pour définir ce qui devait être classé. Les intérêts politiques et particuliers ayant plombés alors les "négociations."
  • Les climats de Meursault sont étendus et seuls une partie de ceux-ci méritaient un classement en grand cru, il aurait fallu déclasser certaines parties des lieux dits ( et surtout Charmes dessous ). En place de celà on a largement délimité en premier cru ( une partie des Gruyaches appartenant principalement à un homme influent se sont vus classés en premiers crus alors qu'ils n'étaient que des troisièmes cuvées depuis des décennies) pour faire passer un peu mieux la "pilule" !

  •  Le nom de Meursault est aujourd'hui sur toutes les étiquettes de crus vendus dans la commune et "sonne" aussi bien que Montrachet. Le souci de préserver ce nom communal depuis toujours ( aucun nom de cru associé au village comme à Volnay, Pommard et Monthelie) a aussi eu son influence. Puligny et Chassagne - et ce n'est pas un jugement mais un constat - sont ainsi médiatisés sur le nom de leur cru principal, mais moins connus pour leur nom "communal".
  • Les rendements autorisés sont supérieurs en premiers crus, c'est un avantage important pour les petites propriétés qui exploitent ses petites parcelles de vignes en fermage et qui partagent la récolte en deux  ou sur la base 1/3 - 2/3 des fermiers. 
  •  Le vigneron de base souffre aujourd'hui du prix démesuré des terres des meilleurs crus car peu nombreuses ( sur le plan des classements) elles focalisent l'attention de l'acheteur toujours en quête du mieux. On peut dire que de ce point de vue c'est une parfaite réussite de la mécanique commerciale, mais aussi une parfaite stratégie pour faire courber l'échine aux petites propriétés...

  En résumé Perrières devrait être grand cru dans son ensemble en compagnie de Charmes dessus et de Genevrières, si l'on avait classé comme à Corton. Mais on pourrait aussi y inclure La Goutte d'Or ( j'en suis vraiment plus que certain en dépit des nombreuses critiques infondées de ce cru) , les Pucelles, les Combettes, le Champ Canet la partie basse des Folatières et tout le Caillerets avec les Demoiselle..."

Patrick Essa 

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